Publiée le par Raphael GALDAMEZ
WEEK-END VTT EN LOZÈRE - MAI 2026
À deux coups de pédale de Sainte-Énimie, on pose nos sacs au Camping Couderc, les pieds presque dans le Tarn.
Jour 1, 9h tapantes : c’est parti plein sud, pour 53 km et 1300 D+. Sur le papier, ça passe. Sur le terrain… ça grimpe fort, très fort. Le vent raconte des histoires, mais surtout des mensonges “c’est presque plat”. Puis d’un coup, la trace plonge dans les gorges : étroite et joueuse.
Entre montées qui piquent et descentes qui secouent, on alterne entre “je gère” et “je descends du vélo, dignement”. Et puis bam : le cirque de Saint-Chély apparaît. Tellement beau qu’on en oublie presque qu’on souffre.
En bas, le Tarn coule tranquille, genre “moi ? fatigué ? jamais.” Pause à Mas Saint-Chély, le temps de reprendre souffle avant d’attaquer le Causse Méjean.
Retour au camp : jambes en compote, sourire jusqu’aux oreilles. Les vélos posés, la boisson à la main, chacun raconte son exploit.
Verdict : on est rincés… donc évidemment, on remet ça demain.
Jour 2. Les jambes grincent un peu, mais on part quand même direction l’EST : 41 km et 1100 m de D+, histoire de bien se mettre en jambes… ou de les achever.
Cap sur Quézac, avec une montée “différente” mais toujours aussi raide. Le groupe s’étire, se regroupe, puis finit par porter les vélos sur une centaine de mètres bien corsés. Ambiance rando forcée, mollets en feu.
L’arrivée au hameau Les Boissets vaut largement l’effort. Perché au-dessus des Grands Causses, ce hameau sauvé par le cinéma donne l’impression d’un lieu figé dans le temps. On s’y promène comme dans un décor… sauf que tout est bien réel.
Après cette pause hors du monde, direction Quézac pour un déjeuner bien mérité. Puis descente vers le Tarn, avec passage par le magnifique village de Castelbouc, accroché à la roche comme un décor de carte postale.
Retour à Sainte-Énimie le long de la rivière. Fatigués, oui. Mais heureux… et surtout prêts à bien manger pour récupérer
Jour 2 validé. Les jambes disent « stop », mais le cœur, lui, signe déjà pour le jour 3.
Jour 3. Le réveil pique un peu, direction le Nord-Ouest depuis Laval du Tarn : 35 km et 900 m de D+.
Rapidement, la réalité du jour 3 s’impose : certains ont encore du jus, d’autres beaucoup moins… et quelques vélos commencent à émettre des bruits inquiétants, comme s’ils réclamaient une retraite anticipée. Résultat : deux groupes se forment. Même tracé, mais avec 10 km de moins pour les plus “prudents” ou “lucides”, selon le point de vue.
Les chemins, eux, sont parfaits pour rouler ensemble, enfin, sauf quand une nuée de pierres décide de tester vos suspensions et votre dentition. Et puis ce vent, omniprésent, qui vous rappelle gentiment qu’à 1000 m d’altitude, il ne fait pas que regarder passer les vététistes… il s’amuse avec eux.
Malgré tout, chacun avance, à son rythme, entre efforts et discussions.
Vers 14h, les deux groupes se retrouvent. Fatigués, oui. Mais surtout fiers. Trois jours, des montées bien piquantes, des descentes mémorables, et une bonne dose de dépassement de soi.
Bilan : des jambes en compote, des vélos qui ont vécu… et des souvenirs qui, eux, roulent encore très bien. (Le yoga, c’est quand même moins fatigant…)
Photos : ici
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